Un nouvel article sur les bases génétiques de l’adaptation à la sécheresse chez l’épinette blanche en couverture du journal Molecular Ecology

Dans un travail récent qui apparaît en page de couverture du numéro du mois d’août 2021 du journal Molecular Ecology, Depardieu et collaborateurs ont utilisé conjointement des approches de dendroécologie chez des arbres matures répliqués dans un test génécologique, d’associations génétiques de type génotype-phénotype et génotype-environnement pour des milliers de gènes candidats, ainsi que de transcriptomique afin d’étudier les bases génomiques de la résistance à la sécheresse chez l’épinette blanche. Au total, ils ont pu identifier 285 gènes vraisemblablement impliqués dans la résistance à la sécheresse, incluant des gènes différentiellement exprimés chez des semis soumis à un stress hydrique. Ce travail a également fait l’objet d’un commentaire éditorial aux pages 3893-95 de ce même numéro. Lien vers la publication complète.

Deux nouveaux articles sur la génomique des composés phénoliques de défense chez l’épinette blanche et sur la détection par profilage génomique de la contamination pollinique et de l’impact de la sélection dans un verger à graines d’épinette blanche d’Alberta

Une nouvelle publication de Justine Laoué et collaborateurs a permis d’identifier un lot de gènes impliqués dans la synthèse des composés phénoliques de défense chez l’épinette blanche grâce à l’utilisation conjointe d’approches de QTL et de RNA-Seq. Un QTL majeur en lien avec la concentration en néolignane-2 a notamment été identifié, ainsi qu’un lot de 50 gènes directement associés à la voie métabolique des phénylpropanoïdes et différentiellement exprimés chez des arbres présentant des niveaux de concentration opposés en flavonoïdes, stilbenoïdes et néolignanes. Ce travail apporte un nouvel éclairage quant aux gènes impliqués dans la réponse aux stress biotiques et abiotiques chez l’épinette blanche. Lien vers la publication.

Un article de Galeano et collaborateurs, basé sur des données de puce de génotypage, a mis en évidence un taux de contamination pollinique moyen d’environ 30% dans un verger à graines à pollinisation libre d’épinette blanche d’Alberta. Il a été déterminé que le pollen exogène provenait d’une source localisée à environ 1 kilomètre du verger, en amont des vents dominants. De plus, ce travail a montré que la sélection de 35% des arbres du verger, afin d’obtenir un gain génétique en hauteur de 5%, entraînerait une baisse de taille effective par un facteur de huit, sans toutefois avoir d’effet négatif sur l’hétérozygotie observée ou la consanguinité. Lien vers la publication.

Nouvelles publications sur la résistance à la tordeuse du bourgeon de l’épinette et l’adaptation à la sécheresse chez l’épinette blanche

Une étude de Beaulieu et collaborateurs a montré qu’il était possible d’utiliser la sélection génomique afin d’identifier des épinettes blanches à forte teneur des aiguilles en aglycones (métabolites secondaires notamment impliquées dans la résistance à la tordeuse des bourgeons de l’épinette) et de considérer ce caractère dans les approches multi-critères visant à améliorer également la croissance et la qualité du bois (article complet ici).

Une étude de Depardieu et collaborateurs basée sur l’analyse rétrospective de données dendrochronologiques et génétiques chez 43 populations naturelles d’épinette blanche a montré qu’il existait un contrôle génétique de la résilience à la sécheresse suite à des événements de sécheresse intense, permettant d’intégrer ce caractère aux programmes d’amélioration génétique dans le contexte des changements climatiques (article complet ici).

Trois nouveaux articles sur la sélection génomique chez l’épinette blanche et l’épinette de Norvège

Trois nouveaux articles sur 1) la sélection génomique multicritère et la résistance au charançon chez l’épinette de Norvège (article complet ici), 2) l’impact des schéma de croisements sur la précision des modèles de sélection génomique chez l’épinette blanche (article complet ici) et 3) l’analyse coûts – bénéfices du déploiement de la sélection génomique dans les plantations du Québec (article complet ici).

Visite virtuelle – projet FastTRAC

La sélection par la génomique vient de s’ajouter aux méthodes conventionnelles d’amélioration génétique. Cette technologie permet de déterminer dès leur plus jeune âge la valeur future de milliers d’individus issus de croisements par l’analyse des profils de leurs génomes, afin d’en orienter la sélection des meilleurs sujets. Les nouvelles variétés améliorées pourront ainsi être rendues disponibles beaucoup plus rapidement pour le reboisement. Plusieurs années de recherches ont permis de développer cette méthode et de la rendre déjà opérationnelle dans certains programmes d’amélioration génétique des épinettes au Québec et au Nouveau-Brunswick. Le projet FastTRAC a été le catalyseur de ce passage de la science à la pratique.

Une visite virtuelle vous permettra d’en apprendre davantage sur la production de plants d’épinette issus de la sélection par la génomique, ainsi que sur les gains obtenus à l’échelle opérationnelle et les recherches sous-jacentes à cette innovation. Cette visite contient six stations panoramiques (images en mode 360 degrés permettant de se déplacer sur un plan horizontal et vertical), 35 vignettes (info-bulles) et 9 capsules vidéo. Débutez la visite virtuelle du projet FastTRAC au https://visitesvirtuelles.partenariat.qc.ca/fasttrac/fr/app/presentation.